09 septembre 2007
Pour les mélancoliques du temps de l'automne
J'avais déjà découvert Sébastier Schuller il y a quelques temps avec son superbe titre Weeping Willow, sa musique se prête très bien lors d'escapades dans la ville. Des sons tintés, comme des coups de petits marteaux donnés sur des verres, des sonorités qu'on interprête comme un chemin sans fin mais jamais répétitifs. On se laisse aller aux sons acoustiques et naturels transformés par des touches électroniques autant qu'au son de sa voix se cachant quelques fois au travers de filtres. L'univers personnel de Sébastien Schuller c'est aussi des images naïves et narratives qui viennent de sa passion pour le cinéma (fils d'un cinéaste) et particulièrement pour Tim Burton. Sa musique est à proscrire pour tout les amoureux de Radiohead ou Sigur Ros mais sachez que Sébastien Schuller est français alors pour une fois que la musique française échappe aux codes, ça serait bête de ne pas en profiter !
http://www.sebastienschuller.com
http://www.sebastienschuller.com/willow/index.html
http://www.myspace.com/sebastienschuller
16 août 2007
Jean-Christophe Norman, un artiste ? difficile de qualifier cet homme qui arpente les villes doté d'une simple craie. Art de rue ? ...difficile également de définir son travail. Entre vidéo, performance, graphisme on peut attribuer son travail à nombre de qualificatifs, mais ce n'est pas ce à quoi je voudrais m'étendre. Peu importe le "nom" l'essentiel étant ce désir de laisser une trace, et là je parle aussi à ceux qui, comme moi ont une petite expérience des voyages. Comment conter à "ceux qui restent" ce que l'on a vécu, ressenti en passant ici, là... A sa manière Jean-Christophe Norman trace sa vie, ses voyages, ses pas décidés à aller d'un endroit à l'autre. L'acte même d'écrire, de devoir se baisser sur un morceau de trottoir, de se déplacer si minutieusement, est une manière de décrire le temps qui passe à travers l'espace. Aujourd'hui, la seule façon pour nous de garder des traces de notre passage est de se photographier, certains même ne peuvent s'empêcher de se prêter au jeu de la posture devenant vedette de l'image. En oublions-nous pas parfois la réelle présence des choses qui nous entourent ? Enfin, ceci est un autre débat... ce que je veux dire par là, c'est que l'acte de Jean-Christophe Norman -même si pour des besoins d'expositions ou autres il est obligé de garder des traces photographiques- est purement éphémère, parceque le temps qui passe l'est. Son travail, impressionnant par cette matière de mots, l'est aussi parcequ'il suffit de quelques gouttes pour effacer son passage.
Au delà même des mots, l'acte d'écrire prend une forme démesurée dut au contexte, à l'espace urbain, provoque aussi de l'intérêt pour quelques passants... libérés du temps et des contraintes de la vie....et qui se penchent comme ceux qui autrefois, prenaient encore le temps d'observer un escargot... se déplaçant...et laissant des traces...comme des dessins sinueux...
http://www.jeanchristophenorman.com/marcher.htm ... et un extrait de mon séjour à la montagne (sourire)
Pour ceux qui ont envie de suivre les traces de Jean-Christophe Norman voici quelques dates à retenir :
juillet 07 à Szceczin (Pologne) : Traverser/Traversée, une traversée de ville similaire, dans son essence, à celles auxquelles il se livra à Metz, Berlin ou Paris
sept 07 à l'Institue Polonais de Paris : Analogie/Analogia, une installation vidéo et sonore. Il s'agira de retrouver les contours de la ville polonaise de Piotrkow Trybunalski (où Jean-Christophe Norman s'était rendu en 2006 lors de sa participation au festival Interakcje) à Paris par trois parcours : deux vidéos - la caméra étant dirigée vers le ciel et vers le sol - et un dispositif sonore traçant un portrait possible de Paris. Les deux espaces urbains se trouvent alors comme "superposés".
janvier 08 : carte blanche au Frac Franche-Comté à Besançon
mai 08 : crossing New-York
- automne 08 : parcours à Tokyo/Yokohama
02 août 2007
En guise d'introduction, j'aimerais tout d'abord éclairer ceux qui froncent les sourcils, ne sachant pas ce qui m'est encore passé dans la tête. Radiation(s) est un délire que j'avais déjà remué depuis quelques temps, mais qui avait plutôt pris la forme de "iradi'art". Par là j'entendais "irradier" les cybernautes et autres assoiffés d'art et de culture en tout genre. Ce que je propose ici sont plutôt des choses qui me touchent moi particulièrement... succeptibles de toucher bien d'autres personnes, comme mes chers camarades des beaux-arts -que je salue au passage- Cet espace est pour moi un espace d'échange et de partage, il me remet les idées en place, m'aide à recentrer mes égarements parfois trop.... déroutants (vous m'suivez ?). Vous avez le droit de me dérouter d'avantage, l'essentiel étant de se nourrir mutuellement !
A présent Radiation(s)... pourquoi radiations ? J'ai harpenté quelques pages du net pour trouver des synonymes d'irradier et comprendre (du moins essayer) de quoi il était question d'une manière plus précise. Comme vous imaginez, je ne suis pas issue de la voie scientifique et j'ai n'ai rien trouvé de plus drôle que de m'approprier les quelques termes et définitions que j'ai pu trouver. Radiation(s) même si cela vous évoque les rayons x ou la radioactivité, n'est pas dangereux si ce n'est que vous risquez d'être contaminés par son rayon d'idées et de créativité. L'énergie qui me porte à imaginer, penser, créer provient de tout ce qui m'entoure : images, sons, corps, espaces...
Coup de coeur pour ce clip réalisé par Lynn Fox pour Bjork, suite de la série "organique" (certains dirait "ça y'est, ça lui reprend" mais que voulez-vous, on ne change jamais véritablement) - Un petit bijou de son et d'image - Je vous laisse contempler de vos écrans à défaut de...

